Première rentrée en crèche ou chez nounou : comment préparer bébé… et se préparer à la séparation ?

La date approche.
Dans quelques jours, peut-être quelques semaines, votre bébé va commencer la crèche, aller chez son assistante maternelle ou être confié régulièrement à quelqu’un d’autre.
Et même lorsque ce mode de garde a été choisi avec soin, cette première séparation peut remuer beaucoup de choses.
Comment va-t-il réagir ?
Va-t-il réussir à dormir ailleurs ?
Est-ce qu’il va pleurer lorsque je partirai ?
Est-ce qu’il va comprendre que je vais revenir ?
Et parfois, une autre question apparaît, plus discrète :
Et moi, comment vais-je vivre cette séparation ?
La rentrée ne concerne finalement pas seulement bébé.
C’est une période de transition pour toute la famille.
Première séparation avec bébé : toutes les émotions ont leur place
Il peut y avoir du stress.
De l’appréhension.
Une immense fierté de voir son enfant découvrir de nouvelles choses.
La peur de le voir grandir trop vite.
Parfois même un peu de soulagement ou de joie à l’idée de retrouver du temps pour soi, son travail, son couple ou simplement une partie de son quotidien.
Puis, juste derrière, la culpabilité de ressentir ce soulagement.
Toutes ces émotions peuvent se mélanger dans la même journée.
Chacune de ces émotions est légitime.
Chaque parent vit cette étape différemment. Chaque enfant aussi.
Vous n’avez pas besoin d’être parfaitement détendue pour que votre bébé puisse s’adapter. Vous avez le droit d’être émue, inquiète, heureuse, triste, soulagée, parfois tout cela à la fois.
Et de votre côté aussi, il y a un apprentissage.
Vous apprenez également à passer du temps sans votre bébé.
À reprendre certaines habitudes.
À penser à autre chose pendant quelques heures.
À ne plus savoir exactement ce qu’il fait à chaque instant.
Et cela prend parfois du temps.
Il est inutile de comparer votre façon de vivre cette séparation avec celle d’un autre parent.
L’important est surtout d’accueillir ce qui se passe en vous et, autant que possible, de vous faire confiance.
Vous connaissez votre enfant. Et votre enfant possède lui aussi ses propres capacités d’adaptation.
Pourquoi la période d’adaptation est-elle importante ?
Quand elle est proposée par la crèche ou l’assistante maternelle, la période d’adaptation permet de ne pas passer brutalement d’un quotidien passé ensemble à une journée complète de séparation.
Bébé découvre progressivement :
un nouvel environnement ;
de nouvelles voix ;
de nouvelles odeurs ;
d’autres bras ;
de nouveaux rythmes ;
les personnes qui prendront soin de lui en votre absence.
De votre côté, vous découvrez également les lieux, le fonctionnement du mode de garde et les professionnels à qui vous allez confier votre enfant.
Cette période permet à chacun de prendre ses repères progressivement.
Votre bébé.
La personne qui va l’accueillir.
Et vous.
Verbaliser ce qui va se passer
Même un tout-petit qui ne parle pas encore peut être accompagné par vos mots.
Et c’est quelque chose auquel j’accorde beaucoup d’importance.
Expliquez à votre bébé les différentes étapes.
Vous pouvez lui dire quelques jours avant :
Bientôt, tu vas aller chez ton assistante maternelle.
Tu vas rencontrer de nouvelles personnes.
Je vais rester avec toi un petit moment, puis je vais partir.
Je reviendrai toujours te chercher.
Puis, le jour venu, continuez à lui expliquer ce qu’il se passe.
Aujourd’hui, tu vas rester ici pendant que je vais travailler.
Je vois que ce n’est pas facile pour toi que je parte.
Tu as le droit d’être triste.
Je reviendrai te chercher après.
Un bébé ne comprend pas encore le temps comme un adulte, mais il reçoit votre voix, vos intentions, vos répétitions et la cohérence de ce que vous lui racontez.
Verbaliser aussi les émotions
Mettre des mots ne sert pas seulement à expliquer ce qui va se passer.
Cela permet aussi d’accueillir ce que l’enfant semble vivre.
S’il pleure lorsque vous partez, vous pouvez dire :
Je vois que tu es triste.
Tu aurais préféré que je reste.
C’est difficile de se séparer ce matin.
Il ne s’agit pas de parler à sa place ni de décider exactement ce qu’il ressent.
Vous pouvez simplement mettre des mots sur ce que vous observez.
Dans mon approche, verbaliser une émotion permet de ne pas la laisser complètement seule et incompréhensible.
Une émotion difficile qui peut être reconnue, nommée et accueillie peut devenir plus facile à traverser.
Votre bébé comprend progressivement que ce qu’il ressent a une place.
Qu’il peut être triste.
Qu’il peut avoir peur.
Qu’il peut être en colère.
Et que malgré tout cela, il reste accompagné et en sécurité.
Lui permettre de découvrir les lieux avec vous
Lorsque le mode d’accueil le permet, les premiers temps peuvent se faire avec le parent présent, puis avec des séparations très courtes qui s’allongent progressivement.
Cela permet également à la personne qui accueille votre bébé de découvrir ses habitudes :
ce qui l’apaise,
sa façon de s’endormir,
ses signaux de faim,
ses habitudes,
ce qu’il aime,
ce qui lui demande davantage de temps.
La relation de confiance se construit aussi entre adultes.
Plus vous pouvez échanger avec la personne qui accueille votre enfant, plus vous pourrez lui transmettre les petites choses qui font partie du quotidien de votre bébé.
Transmettre ses petits repères
N’hésitez pas à raconter ce qui peut sembler être de petits détails.
Il aime qu’on lui chante cette chanson.
Quand il est fatigué, il frotte ses yeux.
Il s’apaise lorsque je lui caresse doucement le dos.
Il a besoin de quelques minutes avant d’accepter de nouveaux bras.
Ces informations peuvent être très précieuses.
Elles permettent de créer une continuité entre la maison et le nouveau lieu d’accueil.
Faut-il partir discrètement pour éviter les pleurs ?
Cela peut être tentant.
Bébé joue tranquillement, il ne regarde pas.
Vous pourriez partir doucement avant qu’il ne s’en rende compte.
Je vous suggère plutôt de lui dire au revoir.
Même si cela provoque quelques larmes.
Vous pouvez créer un petit rituel simple :
un câlin,
un bisou,
une petite phrase toujours similaire,
puis le passage de relais.
Par exemple :
Je te laisse avec [prénom]. Je vois que ce n’est pas facile. Je reviendrai te chercher tout à l’heure.
Puis partir réellement.
L’objectif n’est pas que votre bébé soit absolument heureux de vous voir partir.
Il s’agit plutôt de lui permettre de comprendre progressivement :
maman ou papa me prévient lorsqu’il part, et maman ou papa revient.
Et si mon bébé pleure quand je pars ?
Voir son enfant tendre les bras et pleurer au moment de la séparation est probablement l’une des choses les plus difficiles à vivre en tant que parent.
Mais ses pleurs ne signifient pas forcément qu’il sera mal pendant toute votre absence.
Ils peuvent simplement exprimer :
Je n’ai pas envie que tu partes.
Votre bébé peut être triste de vous voir partir et réussir ensuite à trouver du réconfort auprès de la personne qui prend soin de lui.
Ces deux réalités peuvent exister en même temps.
Une séparation réussie n’est donc pas forcément une séparation sans larmes.
Ce qui compte, c’est que votre enfant puisse progressivement trouver de nouveaux repères et découvrir qu’une autre personne peut également prendre soin de lui en votre absence.
Le doudou peut-il aider pendant la séparation ?
S’il en possède un et que le mode d’accueil l’autorise, le doudou peut devenir un petit lien entre la maison et le lieu de garde.
Il porte une odeur familière.
Il accompagne certains moments de fatigue.
Il peut être retrouvé lorsque le besoin de réconfort apparaît.
Pour certains enfants, ce sera un doudou.
Pour d’autres, une tétine.
Une chanson.
Une phrase.
Un foulard imprégné d’une odeur familière si le lieu d’accueil l’accepte.
Ou simplement un rituel répété chaque matin.
Il n’existe pas un seul objet ou une seule technique qui fonctionne pour tous les bébés.
Mon bébé ressent-il mon stress ?
Les bébés sont très attentifs à nos voix, nos gestes, nos expressions et à la façon dont nous interagissons avec eux.
Mais cela ne signifie pas que vous devez cacher vos émotions.
Vous n’avez pas besoin d’afficher un grand sourire alors que vous avez envie de pleurer.
Vous pouvez être émue tout en transmettant quelque chose de sécurisant.
Par exemple :
Je suis émue de te laisser aujourd’hui. Tu vas me manquer. Mais j’ai confiance en toi, et je sais que tu vas être accompagné.
Se faire confiance ne signifie pas ne plus avoir peur.
Cela signifie pouvoir avancer avec cette peur sans lui laisser toute la place.
Et parfois, il faudra plusieurs jours ou plusieurs semaines avant que cette nouvelle organisation trouve son équilibre.
Pour votre bébé.
Mais aussi pour vous.
Apprendre à se séparer, mais surtout à se retrouver
On entend parfois :
Il faut qu’il apprenne à être sans toi.
Je préfère voir les choses autrement.
Un bébé n’a pas besoin de devenir indépendant du jour au lendemain.
Il découvre progressivement une notion essentielle :
vous pouvez partir, et vous revenez.
Chaque séparation est suivie de retrouvailles.
Et ces retrouvailles sont importantes elles aussi.
Vous pouvez prendre quelques minutes pour reconnecter avec votre enfant.
L’accueillir dans vos bras.
Lui raconter :
Je suis revenue.
Ta journée est terminée.
Maintenant, nous rentrons ensemble.
Avec le temps, cette répétition construit des repères.
Quand la séparation devient difficile émotionnellement
Certains enfants traversent cette transition relativement facilement.
Pour d’autres, elle remue davantage de choses.
Cela peut se traduire par davantage de pleurs, de besoin de proximité, des réveils plus nombreux, des changements dans le comportement ou simplement une envie très forte de retrouver les bras de maman ou papa.
Cela ne signifie pas forcément qu’il y a un problème.
Votre enfant peut simplement avoir besoin de temps et de soutien pour intégrer tous ces changements.
Et si quelque chose vous inquiète vraiment, si les réactions deviennent très intenses ou si vous sentez que votre enfant ne va pas bien, parlez-en bien sûr avec le professionnel de santé qui le suit.
Réflexologie Bébé Émotionnelle® : accompagner la séparation, la peur et le stress
La rentrée en crèche ou chez l’assistante maternelle peut représenter beaucoup de changements en même temps.
Une séparation.
Un nouveau lieu.
De nouvelles personnes.
Un nouveau rythme.
Parfois de la peur ou du stress.
C’est dans ce contexte que je peux proposer, lorsque cela correspond aux besoins de votre enfant, un accompagnement en Réflexologie Bébé Émotionnelle®.
Dans ma pratique chez Au Cœur des Liens, il existe notamment des protocoles autour de la séparation, de la peur et du stress.
Mon objectif n’est surtout pas d’empêcher votre enfant de ressentir une émotion.
Bien au contraire.
Je valide cette émotion et j’essaie de l’accompagner pour permettre à votre enfant de s’en libérer progressivement ou, au minimum, de la rendre moins difficile à vivre.
Je réalise le protocole pendant la séance.
Puis je vous transmets les gestes afin que vous puissiez les reproduire à la maison lorsque vous en ressentez le besoin.
Avant une journée de garde.
Après une séparation plus compliquée.
Lors d’une période où votre enfant semble avoir davantage besoin d’être rassuré.
Vous repartez ainsi avec des gestes simples qui peuvent prendre place dans vos propres rituels.
La Réflexologie Bébé Émotionnelle® reste un accompagnement de bien-être. Elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé lorsqu’une situation le nécessite.
Et si la séparation était aussi une nouvelle étape dans votre lien ?
Confier son enfant ne signifie pas que le lien qui vous unit devient moins fort.
Il évolue.
Votre bébé découvre progressivement qu’il peut créer d’autres relations tout en retrouvant la sécurité de votre présence lorsque vous revenez.
Et vous découvrez peut-être, vous aussi, que vous pouvez passer quelques heures sans lui tout en restant profondément liée à lui.
Certains matins seront faciles.
D’autres beaucoup moins.
Il peut y avoir des jours où bébé réclamera davantage vos bras.
Et d’autres où ce sera finalement vous qui aurez le plus besoin du câlin des retrouvailles.
Tout cela fait partie de cette nouvelle étape.
Alors, pour cette première rentrée, essayez autant que possible de ne pas chercher la séparation parfaite.
Construisez plutôt votre manière de vous séparer et de vous retrouver.
Avec vos émotions.
Avec les siennes.
Avec des mots.
Et surtout avec confiance.
Besoin d’en parler ?
Vous n’avez pas besoin d’attendre qu’une situation devienne difficile pour poser vos questions.
Si l’entrée en crèche ou chez l’assistante maternelle approche et que vous vous interrogez sur la séparation, les émotions de votre bébé, ses réactions, son sommeil ou simplement sur la manière d’aborder cette nouvelle étape, je suis également disponible pour échanger avec vous.
Mon accompagnement ne se limite pas à la Réflexologie Bébé Émotionnelle®.
Je peux aussi être là pour écouter vos questions, vous aider à mettre des mots sur ce que vous traversez et vous orienter lorsque cela dépasse mon champ d’accompagnement.
Et si votre enfant semble avoir besoin d’un soutien particulier autour de la séparation, de la peur ou du stress, nous pourrons également voir ensemble si une séance de Réflexologie Bébé Émotionnelle® peut avoir sa place.
Je vous reçois chez Au Cœur des Liens, à Saint-Affrique-les-Montagnes, près de Castres ou en visio si besoin 🤍



Article très intéressant et utile avec des astuces et un accompagnement si nécessaire pour aborder la rentrée en douceur.